comment une expérience à l’étranger a transformé ma personnalité
Quand je suis arrivé à Valencia, j’étais très enthousiaste à l’idée de découvrir un nouveau territoire. Cette ville dégage une chaleur accueillante qui te fait te sentir bien, presque immédiatement à l’aise.
Mais en parallèle, je me sentais aussi en dehors de ma zone de confort. J’étais dans un environnement inconnu qui, même s’il promettait de nombreuses découvertes, demandait un effort d’adaptation. Une mission loin d’être simple quand on est introverti, casanier, voire timide et réservé.
Le premier jour de mon stage, je suis arrivé à Lanzadera, un accélérateur de startups. J’étais impressionné d’intégrer un espace de travail aussi moderne et dynamique, entouré de nombreuses entreprises innovantes. J’aurais probablement pu y faire de belles rencontres professionnelles.
Pourtant, environ deux semaines après mon arrivée, nous avons déménagé vers CoworkUp, un espace de coworking situé en plein centre de Valencia. Et avec le recul, ce changement a été déterminant.
Même si ce n’était pas l’espace le plus spacieux ni le mieux équipé, l’ambiance et les personnes présentes rendaient cet endroit unique. L’énergie humaine y était bien plus marquante que les infrastructures.
À mon arrivée chez CoworkUp, j’étais encore ce jeune introverti et casanier. Mon collègue et ami Armando m’a alors proposé de rejoindre plusieurs groupes et associations pour découvrir Valencia et participer à différentes activités. Il m’a même accompagné lors de mes premières sorties, ce qui a grandement facilité mon intégration.
Je n’oublierai jamais les deux premières activités auxquelles j’ai participé. La première était un afterwork organisé par CoworkUp. En tant que stagiaire, je ne savais pas vraiment de quoi parler avec des entrepreneurs ou des professionnels plus expérimentés.
Mais j’ai toujours su écouter. C’est une qualité qui m’a souvent aidé, notamment pour comprendre les conversations et m’en souvenir par la suite. Même si cette expérience était enrichissante, j’ai vite compris que j’avais aussi besoin de rencontrer des personnes de mon âge et de partager des moments plus spontanés.
C’est ainsi que j’ai découvert Gente Joven, un groupe qui a joué un rôle clé dans mon évolution personnelle.
La première activité à laquelle j’ai participé avec eux consistait à promener des chiens provenant d’un refuge, en partenariat avec SOS Animal Sagunto. J’ai choisi cette activité parce qu’elle me parlait personnellement : j’ai moi-même une chienne, Loka.
Je suis donc parti de quelque chose que je connaissais déjà — promener un chien — mais dans un contexte totalement nouveau : en groupe, avec des inconnus.
Ce jour-là, sans le savoir, je me suis retrouvé à discuter avec l’un des fondateurs de Gente Joven, José An. Nous avons parlé de mon arrivée à Valencia, de mon stage, et de mon parcours.
Ce qui a particulièrement attiré son attention, c’était mon rôle de stagiaire en marketing B2B chez Syndeno. À ce moment-là, j’avais un peu plus d’un mois d’expérience.
L’association cherchait à développer des partenariats avec des entreprises et des commerces locaux. Même si j’avais déjà quelques bases en création de contenu et en marketing digital, je ne me sentais pas encore capable de les aider concrètement.
J’étais confronté à un vrai défi : comment apporter de la valeur à une association bénévole, sans produit ni service clairement défini ?
Le fait de ne pas avoir pu les aider à ce moment-là m’a marqué.
C’est d’ailleurs en partie ce qui m’a poussé, par la suite, à m’impliquer dans la communication d’Erasmus Network Student Angers. Une forme de “rattrapage”, mais surtout une volonté de progresser.
Aujourd’hui, avec plus d’expérience en marketing et une aisance sociale plus développée, je sais que je n’hésiterais pas à les accompagner si l’occasion se présentait à nouveau.